Le ticket de stationnement résident pour les habitants grenoblois qui le souhaiteraient ???

Notre quartier a la spécificité d’avoir des zones de stationnement gratuites à l’intérieur de zone de stationnement payant. Certains habitants souhaiteraient avoir accès au ticket résident ce qui n’est pas possible puisqu’ils habitent dans des rues gratuites où le stationnement est difficile. pour répondre à cette interrogation, nous avons insisté pour pouvoir rencontrer quelqu’un de compétent à la mairie et nous avons ainsi rencontré Cécile Duverney-Prêt, du service droit de voirie.

Voici le compte-rendu : Réunion présentation politique de stationnement
Conseil Citoyen – A Groupe Déplacements
Mardi 10 Janvier 17 à la DT1 – de 16h30 à 17H45
Présents (es) :
CCI-A : Cindy Drogue, Peggy Gauthier, Pierre Belli-Riz
Services Ville : Cécile Duverney-Prêt (Service Droits de voirie), Valérie Chenevier (Directrice Territoire secteur1), Abdelkader Berhail (chargé de mission Concertation secteur 1).
Diffusion : Présents, CCI-A, élue de secteur 1, Pierre Loïc Chambon.
Rappel du contexte : Cette rencontre, intervient suite à une demande écrite adressé par Mme Peggy Gauthier, pour le groupe déplacements du CCI-A, à Valérie Chenevier et Pierre-Loïc Chambon, en
date du 1 Décembre 2016. Par ce courriel, les membres du CCI-A souhaitent, rencontrer la responsable du Service Droits de Voirie pour obtenir des précisions sur l’accès au ticket résident en matière de stationnement.
Déroulé :
Tour de table & présentations.
Avant d’aborder la question relative au « Stationnement Résident », Mme Duverney-Prêt rappelle les 3 compétences du Service Droits de Voirie ainsi que les données clés qui caractérisent la politique
de stationnement de la Ville de Grenoble.
Le Service Droits de Voirie exerce les compétences en matière de :
– Marchés
– Stationnement : politique de stationnement en voirie (tarification, stationnement résident…) et contrôle du stationnement
– Occupations du domaine public municipal
S’agissant de des politiques de stationnement, il est rappelé que l’on distingue habituellement 3 types d’usagers du stationnement :
– Les Résidents (personnes qui résident sur la zone de stationnement).
-Les pendulaires (personnes utilisant le stationnement de manière régulière et continue tout au long de la journée, sans résider sur la zone. Il s’agit principalement des personnes travaillant à proximité.
– Les visiteurs (personnes utilisant le stationnement de manière courte et irrégulière, pour des achats, des loisirs, des démarches administratives, etc.).
L’objectif des politiques de stationnement, est d’opérer des choix entre ces usagers afin de réguler la circulation et de favoriser certains usages, notamment au regard de la disponibilité des places et des enjeux globaux en termes de déplacements.
Pour comprendre les enjeux il faut savoir que la Ville de Grenoble, tous secteurs confondus, compte à ce jour :
– Environ 40 000 places sur la voirie (dont 12 000 payantes)
– Environ 40 000 places privatives (garages, places sur copropriété fermées, parkings commerciaux)
– Environ 8 000 places en parkings publics (payantes ou pas)
Les seuls résidents de Grenoble possèdent 65 000 véhicules, auxquels s’ajoutent les véhicules des visiteurs et des pendulaires. La régulation est donc nécessaire sur certains secteurs tendus.
Deux types de régulation sont possibles :
– la limitation du stationnement dans le temps (recours au disque = zones bleues)
– le stationnement payant avec horodateur
Ces deux outils ont à peu près les mêmes effets, mais le stationnement payant est un peu plus dissuasif, et il permet de financer le contrôle du stationnement. Si le stationnement est gratuit, c’est le
contribuable qui finance le contrôle. Si le stationnement est payant, ce sont les automobilistes qui le finance, via les recettes des Horodateurs. Il est à noter que la Ville de Grenoble ne perçoit pas les
recettes issues des amendes (ces recettes sont perçues par l’Etat et versées à la Métro pour financer des projets liés à la mobilité).
La politique actuelle en matière de stationnement est dissuasive pour les usages pendulaires à l’origine de la congestion du trafic routier, qui génère de la pollution de l’air et de la tension sur l’offre de stationnement public.
Le choix d’un stationnement payant par zone, tel qu’il existe à Grenoble, s’accompagne d’une tarification adaptée, permettant la prise en compte des différents besoins (résidentiel, visiteurs, activités commerciales).

On distingue :
-La zone violette, destinée au stationnement de courte durée limité à 2 heures et résidentiel :
les résidents peuvent stationner à la journée, les autres usagers sont limités à 2 heures..
-La zone orange, proposant un stationnement de courte durée limité à 2 heures. Cela est particulièrement en usage autour des zones commerciales nécessitant un plus grand turn-over des véhicules. Les résidents ne peuvent pas stationner sur cette zone en utilisant leur
tarif préférentiel.
-La zone verte, avec un stationnement longue durée et résidentiel, gratuite entre 12h et 14h.
Concernant spécifiquement le stationnement résidentiel, les habitants doivent pouvoir stationner avec un stationnement payant adapté : « le ticket résident ». Aujourd’hui, 75% des places sont occupées
par des résidents.
Sur le secteur 1 de fortes tensions existent concernant la demande de stationnement. Les élus avaient fait la proposition, il y a plusieurs années, de passer le rectangle délimité par les rues Abbé Grégoire /Docteur Hermite / Ampère / Berriat en stationnement payant, de manière à permettre là aussi une régulation des usages sur ce secteur fortement congestionné. Il n’y pas eu de consensus de la part des habitants et des associations les représentant, le projet n’a donc pas été mis en œuvre.
Les membres du CCI-A présents font part de leurs problématiques personnelles en matière de stationnement et demandent la possibilité d’accéder au système du ticket résident sur les zones
vertes voisines du secteur (Ampère / Bouchayer-Viallet)

Le Service Droits de Voirie précise que ceci n’est pas possible actuellement car seul les résidents de cette zone peuvent avoir cet accès, et pose la question d’un passage de cette zone gratuite en zone payante.
Les membres du CCI-A sont partagés concernant le passage de cette zone actuellement gratuite en stationnement payant. Ils craignent de pénaliser les visiteurs. Les membres du CCI-A font également remarquer que la pression sur la zone gratuite est plus forte que sur la zone verte sur laquelle des places sont disponibles. De ce fait, des résidents sont contraints d’utiliser leurs véhicules pour aller sur leurs lieux de travail, alors que l’accès en transport en commun est possible et souhaité. Ils deviennent de ce fait des « pendulaires malgré eux». Ils demandent également si des études fines sur les usages sont disponibles.
Le Service Droits de Voirie précise qu’il n’y a pas d’études disponibles actuellement mais que des évaluations sont possibles, de même une enquête par l’UHQ ou le CCI-A auprès des habitants de la zone concernée pourrait être envisagée afin de connaitre leurs avis sur le passage en zone payante.
Le service informe, à titre d’exemple, que le passage en zone payante sur le secteur Terray / Chorier a fait passer le taux d’occupation en journée de 105% (lorsque c’était gratuit) à un taux de 70 % actuellement, permettant de ce fait une décongestion du secteur avec un recul des véhicules dits
« ventouses ».
Par ailleurs, le Service Droits de Voirie informe les membres du CCI-A de la délibération du Conseil Municipal du 19/12/2016 portant sur la création d’un « comité de suivi de la politique de stationnement
dans l’espace public et le lancement d’un diagnostic partagé à l’échelle des pôles de vies ». Ce comité auquel seront associés 3 membres des CCI ainsi que l’ensemble des acteurs concernés, se réunira pour une 1 ère rencontre le 24  janvier 2017.
La délibération précise les modalités et la composition de cette instance. Un exemplaire est remis ce jour aux membres du CCI-A présents.
Les membres du CCI-A posent également, la question de l’accès au parking relais Catane et du coût élevé des abonnements.
Le Service Droits de Voirie précise que la compétence en matière de parking relais est au SMTC
De ce fait ce parking ne dépend pas de la politique de stationnement de la Ville, puisqu’il a été construit par le SMTC pour répondre à des usages spécifiques destiné à favoriser les modes de déplacements « doux » et les transports en communs. Des réflexions sont en cours pour faire évoluer
cela.
Le comité de suivi à venir sera d’ailleurs une instance pertinente pour aborder ces questions puisque l’ensemble des partenaires y siégeront.
Les membres du CCI-A évoquent également les questions liées aux cas spécifiques de :
– La verbalisation des stationnements gênants devant l’accès aux garages privatifs. Le propriétaire est souvent contraint de se garer non pas dans son garage mais devant de manière à empêcher qu’un autre usager vienne lui bloquer l’accès. Il encoure ainsi une verbalisation. En la matière, la Belgique semble avoir un système plus adapté dont on pourrait s’inspirer.
– La tolérance qui existerait pour les commerces et l’usage abusif du stationnement sur les places de livraisons.
Le Service Droits de Voirie, précise qu’il n’y a aucune tolérance spécifique pour les commerces.
Cependant en matière de verbalisation, les consignes données sont de ne pas procéder à l’établissement d’un PV si la livraison est en cours et, de manière générale, de ne pas dresser de PV de stationnement si l’agent constate que la personne est en train de procéder au paiement.
Fin de la réunion à 17h45

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